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Les cadres à temps partagé s’invitent dans les PME
Le Monde 18 avril 2016

« Quand j’ai rompu mon contrat, en 2011, je me suis beaucoup interrogée sur le sens de mon métier. J’étais devenue DRH pour développer des projets et accompagner des salariés. Mais, après avoir été vingt ans dans de grosses PME, ce n’est plus ce que je faisais. Je mettais surtout en place des process. Ça faisait un moment que j’envisageais de travailler en temps partagé. Ce mode de travail s’était développé dans la finance, alors pourquoi pas dans les RH ? », raconte Joséphine Copete, aujourd’hui DRH trois jours par semaine dans une PME d’équipement industriel, et un jour par semaine dans une entreprise de e-commerce. Comme Joséphine, de nombreux cadres investissent les PME pour retrouver le sens de leur travail ou simplement se recréer une activité. [..]

Dans tous les secteurs, des PME sont en recherche de compétences transverses : ressources humaines, marketing, finance, juridique, logistique, numérique, etc. « La première entreprise avec laquelle j’ai travaillé en temps partagé, Maintag, avait signé un contrat avec Airbus qui l’a amenée àfaire une augmentation de capital et à vérifier que l’ensemble des normes sociales étaient respectées. Ça s’est concrétisé sous la forme d’un CDD puis d’un CDI d’une journée de travail par semaine », témoigne Mme Copete.
« Les PME de 100 à 150 salariés ont souvent un responsable à plein-temps sur les fonctions RH, c’est donc plutôt dans de petites structures que j’ai trouvé ma place », précise-t-elle.

L’avantage pour l’entreprise est d’avoir un cadre « à la carte » sans surcoût. « Nous avons eu recours au travail en temps partagé pour un poste à pourvoir, qui n’était pas à plein-temps mais sur le long terme, pour un collaborateur “expert” à même de connaître l’histoire de l’entreprise, les salariés », explique Olivier Krempp, PDG de Bronzavia industrie.
La difficulté du travail en temps partagé est de faire accepter à l’entreprise A qu’il y a une entreprise B. « C’est un mode de travail où l’on court beaucoup, note Joséphine Copete. Au bout de deux ans, j’ai dû rompre un contrat avec une entreprise. J’étais montée en puissance, mais trois entreprises clientes, c’était trois organisations, trois conventions collectives, tout était multiplié par trois, c’était trop. » [..]

Anne Rodier – Le Monde – 18 avril 2016

Article original 

 

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