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Les joies de la création d’entreprise

L’INSEE nous apporte un éclairage sur les facteurs qui influent sur la survie des petites entreprises, et sur l’emploi.

Huit entrepreneurs sur dix sont seuls dans leur entreprise à sa création. Quelques mois plus tard, les entreprises pérennes emploient, en moyenne, 2,1 personnes : 1,1 non-salarié et 1 salarié. Cinq ans plus tard, elles occupent 3,5 personnes : 1 non-salarié et 2,5 salariés.

Le nombre d’emplois des entreprises reprises est initialement supérieur à celui des nouvelles entreprises, mais l’accroissement est moins important : il passe de 3,3 à 4 en cinq ans.

Plus le temps séparant la dernière activité professionnelle et la création est court, meilleures sont les chances de survie. Ainsi, parmi les 38 % de créateurs d’entreprises qui étaient chômeurs auparavant, ceux qui ont connu une période de chômage inférieure à un an ont mieux assuré la survie de leur entreprise que ceux qui sont restés au chômage plus d’un an. Quatre chômeurs créateurs d’entreprise sur dix sont des hommes âgés de 30 à 40 ans. Cependant les chômeurs de plus de 50 ans conduisent plus souvent leur entreprise jusqu’à la cinquième année que les autres chômeurs ou que les autres quinquagénaires.

Parmi les entreprises créées au premier semestre 1998, 51% existent toujours cinq ans après, en 2003. Cette proportion est légèrement plus forte que pour les créations ex nihilo de 1994. Les entreprises créées par reprise résistent mieux que celles qui sont créées ex nihilo.

L’âge est un facteur discriminant. Les plus jeunes créateurs ont moins de chances d’assurer la survie de leur entreprise que leurs aînés. La différence est forte parmi les moins de 40 ans : les nouveaux entrepreneurs de 30 à 40 ans réussissent 1,5 fois mieux que ceux de moins
de 30 ans.

Les femmes ne représentent que 26 % des créateurs de nouvelles entreprises alors qu’elles constituent 46 % de la population active, et leurs entreprises survivent moins bien (taux de survie à cinq ans des femmes : 46,5 % contre 52,5 % pour les hommes). Les femmes entrepreneurs ont un niveau d’études semblable aux hommes à une exception près : là où les hommes ont un BTS, les femmes ont un bac ou un DEUG, ce qui influe sur le choix des secteurs d’activité à la création. Dans le secteur des services aux
particuliers (hors restauration), elles sont à la tête de la moitié des entreprises créées. C’est là qu’elles rencontrent le plus de succès : 59 % des femmes gèrent toujours leur entreprise cinq ans plus tard dans cette activité contre 54 % pour les hommes. En revanche,
seulement 43 % réussissent dans le commerce.

Les femmes sont un peu moins souvent épaulées que les hommes : elles sont, proportionnellement, plus nombreuses à démarrer seules leur entreprise (82 % contre 79 % pour les hommes) au contraire des hommes qui bénéficient souvent de l’aide de leur conjointe ou d’un membre de leur famille. La majorité des femmes étaient inactives ou au chômage juste avant la création de leur entreprise ; les hommes eux, étaient généralement actifs.

Parmi les qualifications professionnelles, celle d’agent de maîtrise est la plus positive pour les créateurs de nouvelles entreprises (60,5 % de survie à cinq ans contre 51% dans la totalité) et celle d’ouvrier pour les repreneurs (68% de survie à cinq ans soit 8 points de plus que pour l’ensemble).

Le manque d’expérience semble plus discriminant que le manque de diplôme. Le diplôme de l’entrepreneur a un impact
positif la première année, mais n’est plus un facteur déterminant par la suite. En effet, la survie à cinq ans des entreprises créées par des jeunes diplômés est plus faible que celle de la totalité des créateurs : 44,5 % contre 51 %. Et ce, bien qu’ils prennent conseil ou soient entourés pour la mise en place de leur projet. Les jeunes titulaires d’un BTS ont une survie plus élevée que ceux titulaires du diplôme général équivalent (DEUG).

Source : Insee, enquête SINE (1998, 2001, 2003)

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