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Petits patrons, grosses emmerdes – Liaisons Sociales oct. 2012

La magazine Liaisons Sociales consacre sa une d’octobre 2012 à la situation particulières des patrons de PME confrontés à la gestion de leur entreprise…

Extraits :

Couverture_Liaisons_Sociales_octobre_2012« Ils ont beau représenter l’écrasante majorité des dirigeants, ils font peu parler d’eux. Pourtant leurs entreprises souffrent aussi de la crise.

D’après les statistiques de l’INSEE, la France ne compte que 5600 entreprises de plus de 250 personnes, sur un total de 3,4 millions soit 0,16% ou 0,47% si on exclut les 2,2 millions d’entreprise sans aucun salarié.

Le fait qu’on ne dispose que de statistiques grossières, voire grotesques sur les dirigeants de PME, en dit long sur le peu d’intérêt qu’on leur porte, explique Olivier Torrès, professeur à l’université de Montpellier.

De ses recherches il ressort qu’un tiers des petits patrons triment plus de soixante heures , que 57% travaillent au moins six jours sur sept et que 60% ne prennent pas plus de trois semaines de congé par an. Une surcharge largement subie, mais parfois due à une incapacité à déléguer et à faire confiance.

L’hyperimplication ne paie guère. Le revenu moyen du petit patron, malgré ses horaires à rallonge, ne dépasse pas celui du cadre lambda.

De quoi décourager les entrepreneurs en herbe? Pas vraiment. Car la motivation première serait ailleurs. On crée une entreprise d’abord pour se réaliser, être acteur de sa vie, laisser une trace, faire avancer la société (Xavier Ouvrard de l’APM).

Lorsque l’activité de l’entreprise prend de l’ampleur, il arrive un moment où l’exercice de l’homme-orchestre atteint ses limites.

Ceux qui nous sollicitent le font souvent sous la contrainte, explique Emmanuel de Prémont, Président de Finaxim, un réseau de cabinets de service RH en temps partagé. Leur effectif a dépassé un seuil d’obligation légale ou ils sont en conflit avec un salarié et craignent les prud’hommes.

Sans surprise cette relation exclusive entre le dirigeant et son entreprise rend compliqué le développement d’un contre-pouvoir. »

Liaisons Sociales – oct 2012
Eric Béal – Stéphane Bechaux

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