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Comment gérer le sentiment de chagrin que nous ressentons durant cette crise ?

Comment gérer le sentiment de chagrin que nous ressentons durant cette crise ?

À mesure que la crise sanitaire que nous subissons se poursuit, nous prenons conscience que notre vie professionnelle, et par ricochet personnelle, ne reviendra pas à la « normale », c’est-à-dire exactement dans les mêmes conditions que celles que nous connaissions avant son déclenchement. Les mesures de confinement, que nous pensions temporaires, devraient certes s’assouplir, mais nous comprenons bien que nous allons devoir modifier durablement nos habitudes de vie quotidienne. Dans les entreprises, le confinement limite les échanges professionnels, installe une distanciation sociale pesante pour beaucoup de collaborateurs. C’est dans ce contexte anxiogène que FINAXIM, qui propose des accompagnements en coaching et du conseil managérial pour accompagner les dirigeants et leurs équipes, souhaitait sortir du cadre éditorial habituel de l’entreprise pour « creuser » la question du mal-être que peuvent ressentir dirigeants et collaborateurs dans cette période compliquée.

La Harvard Business Review, revue américaine de référence sur le monde de l’entreprise, a justement choisi d’interroger David Kessler (1), l’un des plus célèbres spécialistes et conférenciers sur le chagrin et le deuil, pour nous aider à comprendre les émotions qui nous traversent et savoir comment les gérer au mieux.

  1. Reconnaître et comprendre ce qui nous arrive

Confrontés aux mesures de confinement, dirigeants et collaborateurs ont dû revoir leur façon de travailler. Lorsque cela était possible, le télétravail s’est généralisé, une nouvelle façon de collaborer avec des outils de communication on-line. Pour autant, nous sommes nombreux à ressentir la perte du lien social, et certains ressentent même du chagrin. Un sentiment aujourd’hui communément partagé que David Kessler juge normal au vu des événements récents.

Dans l’entretien qu’il a accordé à La Harvard Business Review, David Kessler explique que nous ressentirions même différents types de chagrins. Le premier lié à la perte du monde familier que nous connaissions et dont nous savons qu’il ne sera plus le même. Le second serait un chagrin par anticipation, c’est-à-dire que face à une menace extérieure et qui plus est invisible, ici le virus, nous ressentons une perte de sécurité qui pousserait notre esprit à échafauder des scénarios sinistres. Ces chagrins nous toucheraient à 2 niveaux : individuellement (micro), mais aussi collectivement (macro), car la pandémie est mondiale et, fait exceptionnel, touche toute la société.

  1. Comment faire face à ce qui nous accable ?

Dans son entretien avec David Kessler, le journaliste de La Harvard Business Review a cherché des réponses pour savoir comment lutter contre ce sentiment de chagrin. Une émotion d’ailleurs partagée par l’ensemble de la rédaction du média américain, et qui l’a conduit à solliciter ce spécialiste des événements traumatiques.

David Kessler compare la situation actuelle aux différentes étapes du deuil. Dans un premier temps, nous avons vécu dans le déni, convaincus que l’épidémie ne nous attendrait pas, puis nous sommes passés à un état de colère (confinés nos libertés se sont restreintes), puis nous avons essayé de « marchander » avec l’épidémie (en nous adaptant à la situation temporairement), avant de ressentir un sentiment de tristesse (la situation va perdurer, l’avenir est incertain). La dernière étape consiste à accepter la situation, puisque nous connaissons les gestes barrières à adopter. Et c’est là « la clé » pour commencer à nous sentir mieux, selon David Kessler.

Accepter et non refouler l’émotion, une première étape pour devenir résilient. Selon David Kessler, la plus grande difficulté est ensuite d’apprendre à maîtriser le flot d’émotions et d’idées négatives que génère notre esprit. Un état d’esprit dû en partie au chagrin par anticipation qui imagine un futur sombre. Une des pistes suggérées par le traumatologue est la pratique de la pleine conscience, méthode utilisée par les adeptes de la méditation. Concrètement, cela revient à se focaliser sur l’instant présent, en faisant donc abstraction de ce qui pourrait arriver. Nous avons aussi le choix de lâcher prise sur les événements du quotidien que nous ne pouvons pas contrôler ; en revanche nous savons à notre niveau comment nous protéger du virus en nous lavant par exemple régulièrement les mains.

  1. Trouver un sens à la situation

Ce moment critique nous fournit l’occasion de nous monter empathique vis-à-vis de nos collègues de travail. David Kessler va même plus loin, puisqu’il défend l’idée selon laquelle nous pouvons trouver du sens et du positif dans les difficultés que nous rencontrons.

En effet, si nous sommes séparés physiquement, nous nous sommes aperçus des bienfaits de la technologie qui nous rapproche et permet d’échanger et de collaborer à nouveau ensemble, au cours de visio-conférences par exemple. Nous pouvons aussi rependre goût à des activités qui pouvaient paraître banales, comme se promener en pleine nature, et qui reprennent du sens.

Si face aux événements nous avons quand même l’impression de perdre pied, David Kessler insiste à nouveau sur l’importance de ressentir et de nommer les sentiments négatifs qui traversent notre esprit, comme la tristesse et la colère. Selon lui, il est inutile de se battre contre ces émotions. En revanche, nous devons essayer de nous arrêter à ce premier sentiment, en évitant de nous projeter dans des scénarios pessimistes. En résumé, ne rien refouler et vivre ancré dans le présent, et rester concentré sur ce que nous pouvons faire pour continuer d’avancer…

(1) Entretien de Scott Berinato avec David Kessler, Ce sentiment d’inconfort qui vous habite se nomme le chagrin, publié le 23/04/2020 sur le site web de Harvard Business Review France.

 

Publié le sur Blog

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