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Comment gérer sa trésorerie en temps de crise ?

La crise actuelle qui frappe les acteurs économiques et pour laquelle il est difficile de se projeter à court et moyen terme met les finances des entreprises à rude épreuve. Si la gestion des liquidités a toujours été au centre de la stratégie des entreprises, la crise accentue le rôle crucial de la trésorerie, devenue la préoccupation majeure des dirigeants. Comment tenir la barre alors que les rentrées d’argent sont moindres, les dépenses toujours existantes, et les échéances à rembourser à moyen terme toujours présentes ? Voici un aperçu des stratégies envisageables pour maintenir sa trésorerie à flot.

  1. Adopter une vision globale

Les experts sont assez unanimes à ce sujet : pour maintenir des rentrées de cash suffisantes pour passer l’épreuve d’une crise, les dirigeants doivent agir sur plusieurs leviers simultanément. Il ne suffit pas de réduire systématiquement les postes de dépense – une stratégie au demeurant risquée sur la durée – mais bien d’analyser quelles peuvent être les transformations possibles dans tous les secteurs de l’entreprise qui permettraient de dégager des marges significatives. Les entreprises, quelques que soient leurs tailles, doivent en effet gérer la période actuelle, mais aussi garder en tête le moment de la reprise.

Par conséquent, cela implique pour le dirigeant de posséder une vision globale de son business pour trouver ici et là des marges de manœuvre possibles, voir des réorientations stratégiques. Passé le contrecoup du 1er confinement, les experts remarquent d’ailleurs une volonté des entreprises pour investir de manière très ciblée, pour transformer ou réinventer leur activité.

  1. Attirer de nouveaux clients

Parmi les solutions pour rentrer du cash, les entreprises peuvent s’interroger sur les moyens d’attirer une nouvelle clientèle, ou tout simplement élargir le profil de leur clientèle existante. Et qui dit nouveaux clients dit nouveaux marchés. Mais avant de foncer tête baissée dans la conquête de ces nouveaux marchés, il convient d’analyser en profondeur le portefeuille client et se demander qui sont les clients solvables – une priorité – et quels sont ceux qui sont les plus rentables. Le but : segmenter sa clientèle pour identifier les profils les plus dynamiques à cibler.

De même qu’il est judicieux d’analyser en détail la dynamique des stocks. Quels produits ont les coûts de possession du stock les plus avantageux ? Quel secteur porteur du marché attaquer permettant une gestion optimale des stocks ? Cette vision pragmatique privilégie l’action à l’attentisme, la diversification des revenus à la réduction des dépenses. Dans cette chasse au gaspillage et la recherche d’une meilleure rentabilité, c’est tout le cycle d’exploitation qui doit être passé au peigne fin.

  1. Le cycle d’exploitation, nerf de la guerre

En période de crise, les bons gestionnaires se concentrent davantage sur le bilan que sur l’état des résultats. Les 3 éléments principaux du cycle d’exploitation cristallisent leur attention : la dette fournisseur, les créances clients et la gestion des stocks. Si la gestion des stocks est bien souvent jugée prioritaire, c’est une gestion coordonnée des 3 qu’il faut mener pour baisser, au maximum, le besoin en fonds de roulement.

Parmi les actions à mener, une gestion offensive des créances clients est incontournable pour accélérer les remboursements. Pour les clients qui ont les moyens de payer rapidement, un escompte peut être consenti. D’autres solutions existent comme l’affacturage, une solution de financement à court terme qui améliore instantanément la trésorerie de l’entreprise et la protège des impayés.

Enfin, il est toujours utile de négocier avec ses fournisseurs des délais de paiements plus longs, dans la mesure du possible.

  1. Faire appel aux financements publics

L’Etat a lancé de nombreux dispositifs pour permettre aux entreprise de préserver leur trésorerie comme le dispositif de chômage partiel et de chômage partiel longue durée à destination des secteurs les plus touchés par la crise (tourisme, culture, transport, sport, événementiel).

Autre mécanisme : le Prêt Garanti par l’État (PGE) que l’Etat a décidé de reconduire pour les 6 prochains mois et qui permet aux entreprises d’obtenir un prêt pouvant représenter jusqu’à 25 % de leur chiffre d’affaires, et dont 90 % du montant est garanti par l’Etat – le reste étant supporté par l’établissement prêteur.

Le PGE représente une bouffée d’oxygène salvatrice pour maintenir momentanément à flot la trésorerie d’une entreprise, sachant que 2 à 4 mois avant la date anniversaire du PGE, le chef d’entreprise a la possibilité d’amortir son prêt sur 1 à 5 ans supplémentaires.

Il est aussi possible pour les acteurs économiques de reporter tout ou partie du paiement de leurs cotisations salariales et patronales. Dans tous les cas, il est conseillé d’anticiper au maximum le recours à ces solutions provisoires de financement, au risque de s’en voir refuser l’accès. En d’autres termes : ne pas attendre que la situation financière devienne intenable pour solliciter ces aides.

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