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La place des seniors dans l’entreprise : vers une convergence des politiques en Europe

L’ampleur du vieillissement démographique est de nature à secouer l’ensemble des grands équilibres qui fondent nos sociétés. Ce n’est pas seulement la pérennité des régimes de protection sociale qui est en cause, c’est aussi le dynamisme de nos économies, et leur capacité à affronter la concurrence de blocs régionaux portés par une démographie autrement plus vigoureuse. De tous les enjeux auxquels les entreprises seront confrontées en Europe dans les années à venir, celui de la gestion des seniors est l’un des plus cruciaux.La plupart des entreprises situées en Europe ne semblent pas encore à même de faire face à ce choc. Singulièrement en France, où l’éviction des plus de 55 ans du marché du travail a longtemps fait l’objet d’un consensus implicite entre l’Etat, les organisations syndicales, les entreprises et les salariés eux-mêmes.

La faiblesse persistante du taux d’emploi des seniors, en France, a longtemps reposé sur une illusion collective, selon laquelle un retrait précoce des plus de 55 ans était le prix à payer pour une insertion plus facile des moins de 25 ans sur le marché du travail. Trimestre après trimestre, les statistiques de l’emploi sont venues démontrer ce qu’une telle évidence pouvait avoir de fallacieux ; l’Etat lui-même en a pris acte, en restreignant de manière drastique le soutien financier qu’il apporte aux préretraites. Cette clarification a probablement contribué à assainir le débat sur les voies et les moyens d’un relèvement du taux d’emplois des seniors.

Pour autant, s’agissant des politiques publiques conduites dans les pays de l’OCDE, ce débat n’a pas vu émerger de consensus. Trois orientations principales se dégagent :

-* la « désincitation » des seniors à une sortie anticipée du marché du travail, via le durcissement des conditions de liquidation des pensions, le renforcement de la neutralité actuarielle ou le durcissement des conditions d’accès au régime d’invalidité ;
-* l’abaissement du coût du travail, via des allègements de charges ciblés ou la révision des règles de rémunération à l’ancienneté ;
-* la flexibilisation du marché du travail, via notamment l’autorisation du cumul emploi-retraite.

Publié le 15 juin 2005 sur Temps partagé et transition

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