7 défis majeurs à relever par les PME en 2022

7 défis majeurs à relever par les PME en 2022

Découvrez 7 défis majeurs à relever par les PME pour l’année 2022 ! Confrontées à la crise sanitaire, les entreprises ont fait preuve de résilience pour trouver les moyens de rebondir dans un contexte inédit. En décembre 2021, le Cercle Perspectives a conduit une vaste enquête auprès de 4.433 TPE-PME afin de faire le point sur leur situation et leurs perspectives de développement. Cette étude, publiée au mois de février dernier, montre que 3/4 des entreprises sont confiantes dans l’avenir alors que d’autres nuages noirs viennent brouiller et complexifier les écosystèmes économiques : tensions commerciales et géopolitiques, accélération du dérèglement climatique, envolée de l’inflation… Quels défis à court et moyen terme les PME doivent-elles relever ? Certains résultats de l’enquête sont éclairants, d’autres confirment la montée en puissance de problématiques. Nous avons relevé 7 grands défis, tour d’horizon et éclaircissement.

1. LES GRANDS DÉFIS IMMÉDIATS 

La hausse des prix des matières premières et le renchérissement du coût de l’énergie mettent en grande difficulté la pérennité économique de certains business models. Des entreprises industrielles spécialisées dans la transformation de matières premières sont fortement pénalisées par la hausse des prix du gaz et de l’électricité. Certaines se voient contraintes de ralentir l’activité, quelques-unes sont même obligées de stopper provisoirement leur production. C’est le 1er défi à relever, et qui risque malheureusement de durer : la poursuite d’une activité industrielle rentable dans un contexte énergétique dégradé. À cela, s’ajoute le risque des ruptures d’approvisionnements : 69% des entreprises interrogées dans l’étude déclarent une activité perturbée à  cause de ce facteur.

2e défi à relever qui concerne en grande partie les structures plus modestes, TPE et PME : le remboursement des prêts garantis par l’État (PGE).

En décembre 2021, 84% des TPE-PME qui ont profité du dispositif n’avaient pas encore remboursé leur PGE, et 34% avouent qu’elles auront des difficultés à le faire…

Si l’État donne la possibilité aux plus fragiles d’étaler le remboursement du PGE sur 10 ans avec un report supplémentaire de la 1ère échéance, l’étude du Cercle Perspectives met en évidence que la priorité n°1 des dirigeants de TPE-PME est la structure financière de leur activité. La gestion de la trésorerie au quotidien est une préoccupation omniprésente.

3e défi à relever : le télétravail et plus généralement l’organisation du travail hybride. Les organisations les mieux préparées ont su passer le cap durant la période critique de la Covid-19, mais tous les acteurs ne sont pas logés à la même enseigne. Certains DRH sont confrontés à des demandes contradictoires, entre les salariés qui ont goûté à l’indépendance et qui souhaitent que le travail hybride devienne la nouvelle norme, et ceux qui ont besoin de travailler en présentiel. Cette situation révèle aussi des conflits générationnels, la génération Y étant plus habitués à travailler avec des solutions 100% digitalisées à distance. Derrière ce difficile équilibre à trouver, c’est la cohésion des équipes qui est mise en jeu. Sur le sujet, l’étude révèle un fait intéressant : ce sont les entreprises qui ont le plus de mal à gérer l’organisation en télétravail qui rencontrent des problèmes de recrutement !

Le télétravail est devenu est un critère de choix pour un candidat qui postule à une entreprise. Sur un marché du travail où les profils qualifiés sont pénuriques, l’organisation du télétravail devient un point différenciant entre plusieurs entreprises désireuses de recruter le même candidat. Et c’est aussi un critère à prendre en compte pour une organisation qui veut retenir ses meilleurs talents !

4e défi corrélé à celui que nous venons de voir : comment recruter ou/et fidéliser les salariés qui correspondent aux attentes ? Les chiffres de l’enquête sont implacables : 83% des entreprises sondées sont concernées par des problématiques de recrutement et le niveau d’activité est directement impacté dans 91% des cas. Que faire ? Augmenter les salaires quand on le peut et les avantages en nature, mais toutes les TPE-PME ne peuvent se le permettre… Une des réponses possibles réside dans la mise au point d’une véritable stratégie de marque employeur pour séduire les meilleurs profils.

2. RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE : LE CHANTIER DEVIENT INCONTOURNABLE         

Il y a les défis du moment, et puis ceux qui sont de véritables chantiers et se construisent sur le long terme. La responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) en est un. Vous êtes dirigeant de PME ? Avez-vous déjà reçu des candidats qui vous interrogent sur les actions mises en place par votre entreprise pour réduire son bilan carbone ? Oui, peut-être, sinon, attendez-vous à voir la question vous être posée un jour ou l’autre… C’est une attente, non seulement des salariés, mais aussi des jeunes générations qui déboulent aujourd’hui sur le marché du travail.

L’étude montre que si plus de la majorité des TPE-PME sondées se sentent concernées par la question, 82% d’entre elles n’ont pas développé de politique RSE. Tout est à construire, avis aux experts du développement durable… Et pourtant, la question concerne l’attractivité de l’entreprise aux yeux des candidats, et nul doute que le législateur augmentera la pression sur les acteurs économiques dans les années à venir, en matière d’indices et de normes.

L’Union européenne prépare déjà une nouvelle directive européenne : la directive CSRD. En 2024, elle obligera les plus grosses entreprises à communiquer sur les problématiques de durabilité et de changement climatique. Jusqu’ici, rien de révolutionnaire. Ce qui change en revanche, c’est la volonté marquée du législateur pour qu’elles évaluent l’impact de leur activité sur l’environnement et la société en général. Seules les plus grosses entreprises sont concernées, mais il y a fort à parier que l’urgence climatique accélère le mouvement et concerne, plus rapidement que prévu, les TPE-PME…

En matière de responsabilité sociétale, le législateur peut aussi compter sur des alliés économiques qui veulent changer la donne et accélérer le mouvement vers une transition écologique durable. Il y a d’abord les consommateurs : 90% des consommateurs attendent des marques qu’elles s’engagent et les aident à mieux consommer (¹),  71 % des consommateurs en Europe recherchent activement des marques durables dans leurs pratiques commerciales (²) , et 66 % des consommateurs européens sont prêts à payer plus cher pour des produits respectueux de l’environnement (³). 

Et les entrepreneurs.  Ainsi, le jeudi 3 février dernier, plus de 2.000 entrepreneurs ont dévoilé un Manifeste de l’Économie de demain à destination des candidats et candidates à l’élection présidentielle. Objectif : peser dans le débat et faire connaître des propositions phares pour créer « une nouvelle compétitivité, sociale et écologique ». Dans ce document, 5 axes de développement sont proposés :

  • La création d’un Index d’Impact, référentiel de base unique et partagé sur l’engagement et la transformation des entreprises, articulé autour d’une trentaine d’objectifs
  • Le dépassement de la loi PACTE avec la création d’un nouveau statut complémentaire à celui d’entreprise à mission pour reconnaitre les entreprises qui s’engagent vers l’impact positif et la résolution de grands défis sociaux et/ou environnementaux
  • L’allocation d’un crédit d’impôt recherche pour les entreprises qui lancent des produits et services à impact social et/ou écologique positif et innovants
  • Une Fiscalité modulée suivant le degré d’engagement des entreprises (bonus/malus) 
  • Des mesures fortes pour préparer l’ensemble des dirigeants, salariés et demandeurs d’emplois aux compétences nécessaires à la transition écologique et sociale

3. POURSUITE DE LA TRANSFORMATION DIGITALE

La transformation digitale est un chantier transverse déjà engagé dans la majorité des entreprises. Pour les TPE-PME, c’est un défi qui nécessite des adaptations à tous les niveaux de l’entreprise : commercial/marketing, finance, ressources humaines, … Les secteurs du service sont fortement impactés par la digitalisation des process, un retour en arrière n’est plus possible.

Prenons l’exemple des secteurs de l’assurance et de la banque. Les entreprises de ce marché se retrouvent confrontées à la concurrence de plus en plus agressive de qu’on appelle les néobanques et néoassureurs, une nouvelle génération d’acteurs qui mise sur une relation avec leurs clients essentiellement articulée autour du smartphone et des applications mobiles. Selon l’entreprise mondiale de conseil Accenture, près de 60% des clients d’assurance sont ouverts à l’achat de polices auprès de néo-assureurs ou d’autres sociétés de technologie nouvelle du marché. Et le pourcentage de clients prêts à changer de fournisseur augmente de façon spectaculaire pour atteindre plus de 80 % lorsqu’ils se concentrent uniquement sur les Millenials. 

Les banques et assurances classiques doivent réagir. Pour conserver leurs clients et en conquérir de nouveaux, elles doivent :

  • Intégrer des services numériques dignes d’une « assurance ou en banque en ligne » : faire un devis en ligne est devenu la norme, mais en est-il de même pour la signature, le suivi, ou encore la déclaration des sinistres dans le cas d’une assurance ?
  • Automatiser leur back office pour insérer de nouvelles briques technologiques comme l’intelligence artificielle (IA)
  • Traiter et utiliser les données personnelles pour offrir un service personnalisé en respectant le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD)
  • Innover avec des systèmes de paiement sans contact. Les clients hyperconnectés sont 60% à vouloir régler des transactions de personne à personne sans contact (source : Accenture)
  • Garantir une expérience utilisateur » zéro bug »
  • Recruter des talents informatiques /IT et changer la culture du travail dans l’entreprise

Sans aller aussi loin que l’IA dans la transformation numérique, les TPE-PME qui vendent un produit/service sont en revanche TOUTES concernées par un fait majeur : le consommateur a pris les commandes dans le parcours d’achat. Il commence par rechercher les informations les plus pertinentes pour guider son choix, avant de se renseigner sur le produit d’une marque. Les acheteurs veulent des informations qualifiées pour se forger leur propre avis en comparant et croisant des données.

Cette phase décisive de recherche d’informations dans le parcours client a été théorisée par Google sous le terme « ZMOT » (Zero Moment Of Truth). Pour réussir cette étape, un jeu subtil se met en place : l’entreprise doit séduire et accepter l’échange, tout en donnant accès aux informations qualifiées que recherche le prospect. Dans le parcours d’achat, cette discussion s’articule souvent sur des plateformes spécialisées, sur les sites web des entreprises ou sur les réseaux sociaux : les entreprises doivent organiser leur présence digitale sur ces canaux et soigner leur e-réputation : un sacré challenge à relever !

Gérer la crise énergétique et les difficultés d’approvisionnement, optimiser sa trésorerie, organiser le travail hybride, attirer de nouveaux talents et fidéliser ses collaborateurs, engager le chantier RSE, accélérer sa transformation digitale… Vous êtes dirigeant de PME et cherchez les compétences nécessaires pour faire passer un cap à votre organisation ? Contactez-nous, les experts indépendants et les managers de transition du réseau FINAXIM vous apportent une solution souple et flexible, adaptée à vos besoins.

(1) Étude européenne Oney et OpinionWay sur la consommation raisonnée : « Consommation 2020/2021 – Les tendances en Europe »

(2) et (3) : Environics Research, « Amazon Advertising | Social Values Global Consumer Themes », États-Unis, Royaume-Uni

 

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