Cash Management en 2022

La gestion du cash en 2022 : un enjeu prioritaire pour les DAF

Cruciale pendant la pandémie de la Covid-19, la gestion de trésorerie ou Cash Management figure toujours parmi les préoccupations majeures du Directeur Administratif et Financier (DAF) en 2022. Selon l’étude « Priorités 2022 du Directeur Financier « (10ème édition) réalisée par PwC et la DFCG, la gestion du cash fait toujours partie du TOP 3 des priorités des DAF, grands groupes et ETI/PME confondus. Si les dirigeants financiers sont convaincus que la gestion de trésorerie reste essentielle, quels leviers ont-ils à leur disposition pour optimiser les flux financiers entrants et sortants de l’entreprise ? Personnalité de l’organisation placée au cœur de l’évolution du business, quels enjeux le DAF des temps modernes doit-il relever pour optimiser la trésorerie et prendre les meilleures décisions stratégiques ?

  1. LE CASH MANAGEMENT : UNE OBLIGATION VITALE

Pour une entreprise, le cash management consiste à optimiser tous les flux financiers avec une obsession quotidienne : estimer avec la plus grande précision possible les besoins financiers nécessaires au déroulement de l’activité – le besoin en fonds de roulement, BFR -, soit l’argent disponible pour faire face à l’ensemble des dépenses. Parmi ses attributions, le DAF doit veiller à ce que le niveau des liquidités disponibles soit toujours suffisant pour répondre aux frais de fonctionnement et honorer les créances clients. Mais on lui demande bien plus qu’un simple numéro d’équilibriste… à savoir définir les meilleures stratégies possibles pour augmenter le niveau des liquidités disponibles, rendre les arbitrages les plus pertinents pour les mobiliser et savoir anticiper les « trous d’air » (recul passager de l’activité, défaut de paiement d’un gros client, rallongement des délais de paiement, …).

Ces faits exposés, que nous réserve 2022 ? Sur la question, de nombreux experts des métiers du conseil financier et opérationnel regrettent que dans les ETI/PME, la  fonction trésorerie ne soit pas incarnée par un collaborateur, avec un système de gestion dédié à un moment charnière : les entreprises ont déjà redémarré leur activité avec des besoins en liquidités conséquents, et elles doivent rembourser leurs charges sociales ainsi que leur PGE (Prêt Garanti par l’État).

Dans ce contexte, quels leviers activer pour gérer au mieux la trésorerie ? Le plus évident, la gestion des créances. Le DAF doit faire en sorte de raccourcir les périodes d’encaissement, garantir un suivi régulier des encaissements et rallonger les délais de paiement auprès des fournisseurs lorsque cela est possible. Gérer les créances, mais aussi les dettes. Lorsque l’entreprise investit, c’est au DAF de négocier les meilleures conditions de remboursement et, bien évidemment, de provisionner des fonds suffisants pour rembourser les dettes. Une autre priorité du cash management : la gestion des stocks. Lorsque l’entreprise surstocke, elle perd non seulement de l’espace de stockage, mais elle accroît le poids des charges fixes (locaux, machines, logistique) et aussi variables, comme les frais de personnel, qui ne favorisent plus un bon amortissement des immobilisations. 

Pensez-y, le cash management permet :

  • d’accélérer le cycle du fonds de roulement
  • d’éviter de perdre de l’argent sur des erreurs de transactions
  • de détecter d’éventuels détournements de fonds
  • de récompenser les clients les plus rapides à payer
  • d’investir des liquidités pour développer l’activité

Inversement, la gestion de trésorerie n’a pas que des avantages. Elle suppose la répétition de tâches chronophages, nécessite une expertise, et dans le cas où l’entreprise est financièrement en danger, la mise en route de procédures coûteuses… Pour éviter ce scénario dramatique, les PME n’ont plus le choix : elles doivent investir dans des outils digitaux adaptés !

  1. LA DIGITALISATION DU CASH MANAGEMENT

C’est le défi auquel sont confrontés les DAF en 2022. La crise sanitaire, les ruptures d’approvisionnements, le renchérissement du coût des matières premières accélèrent l’urgence, pour le dirigeant, d’obtenir une visibilité sur la pérennité financière de l’entreprise… et le niveau de la trésorerie dans un environnement très incertain. Prenons un exemple : la gestion de la comptabilité fournisseurs et le suivi des indicateurs de performance qui en découlent ne peuvent plus se faire via des feuilles de calculs Excel, des tableaux blancs, voir pire, des historiques d’emails !

Pour être piloté avec précision, le cash management intègre l’utilisation de données (Big Data) de plus en plus nombreuses et complexes. Des outils « natifs dans le cloud » qui pour certains intègrent l’Intelligence Artificielle (IA) permettent au DAF d’automatiser l’ensemble des opérations de gestion du cash, de suivre et contrôler des opérations financières à l’instant T et d’intégrer de nouvelles fonctionnalités comme l’analyse prédictive basée sur des technologies avancées.

Ces outils qui autorisent une visibilité en temps réel des flux de trésorerie fournissent des tableaux de bords prédictifs sur le niveau de la trésorerie. De nombreux experts des métiers de la finance soulignent l’importance pour une entreprise de disposer d’une visibilité journalière sur le niveau de sa trésorerie. Surtout, ils encouragent les PME à investir dans des solutions dédiées qui leur permettent d’obtenir des prévisions hebdomadaires sur les flux d’encaissements et de décaissements. Une vision de ces flux à 3 mois donne au DAF la possibilité d’anticiper des décisions stratégiques avant qu’il ne soit trop tard : et c’est précisément ce qu’on attend de lui.

À ce niveau de lecture de l’article, la gestion de trésorerie repose en grande partie sur les épaules du DAF. Pourtant, le sujet du cash management concerne d’autres interlocuteurs dans l’entreprise…

  1. INCULQUER UNE CULTURE DU CASH MANAGEMENT

Oui, le DAF a d’autres interlocuteurs dans l’entreprise avec qui optimiser le cash management. La direction commerciale de l’entreprise par exemple, négocie des conditions de vente et de paiement avec ses clients. Au-delà de son rôle pour générer du business, il lui incombe de faire rentrer le cash le plus rapidement possible dans l’entreprise. D’ailleurs, la question des conditions de paiement devient un point essentiel de la relation entre l’entreprise et son client, en particulier dans l’e-commerce. 

Dans le cas d’un business dématérialisé, la dernière étape classique du parcours client se situe au niveau de la transaction en ligne. Pour garantir une expérience client optimale, l’acheteur doit pouvoir finaliser son achat le plus simplement possible, de façon claires et transparente, le but étant d’éviter des points de friction. Un internaute qui ne peut pas acheter ce qu’il souhaite parce que le paiement est trop complexe ou que son moyen de paiement n’est pas identifié ne donnera pas de seconde chance à l’e-commerçant. C’est pourquoi la gestion de trésorerie, donc du cash, concerne d’autres interlocuteurs dans l’entreprise ; dans le cas que nous avons évoqué il s’agirait d’un Directeur Marketing Digital.

La gestion des flux de trésorerie n’est pas qu’une question financière, c’est une problématique également opérationnelle qui concerne de nombreux services dans l’entreprise, pour ne pas dire tous : marketing, finance, comptabilité, recouvrement, achat, commercial, logistique, gestion de la production … Bien gérer sa trésorerie ? Une question de culture du cash management dans l’entreprise !

Plus que jamais, le DAF doit savoir communiquer et diffuser cette culture du cash management dans l’entreprise, il doit posséder des softs skills qui sont très recherchées par les directions d’entreprise. Cette capacité à dialoguer et à aborder la question du cash de manière transversale dans l’entreprise n’est plus une option : c’est une réalité dans le quotidien du DAF.  Reprenons notre exemple du paiement en ligne : la direction digitale assure une expérience client qualitative, la Direction informatique elle a d’autres impératifs. Pour choisir un prestataire de paiement en ligne, elle aura son mot à dire sur la facilité d’intégration d’une nouvelle solution dans l’architecture réseau existante, sa principale préoccupation… Le DAF doit donc savoir composer avec d’autres acteurs de l’entreprise…

Vous êtes dirigeant de PME ? Vous connaissez l’importance du cash management mais vous n’avez pas les ressources humaines en interne pour vous aider à professionnaliser le pilotage de votre trésorerie ? N’hésitez pas, contactez-nous, l’intervention d’un Directeur Administratif et Financier externalisé dans votre entreprise est une solution souple et flexible adaptée à votre problématique !

 

 

 

 

 

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